La Conjecture de Babel

La Conjecture de Babel

d’Éloi Recoing

Mise en scène : Elfi Forey


 

La Conjecture de Babel a été écrite en 1987 par Éloi Recoing, et créée la même année par l’auteur, avec le Théâtre au mains nues, spécialisés dans la marionnette.
Le professeur Von Kleist arrive dans la Bibliothèque, dans le but de résoudre la conjecture de Babel. Il entre dans un monde étrange, aux logiques spécifiques, et il écrit pas à pas sa quête, en interrogeant les membres de cette bibliothèque et de son jardin, mais aussi les oiseaux, le chien… Il plonge au fond de sa propre mémoire, se perdant dans le labyrinthe de cette bibliothèque et de ce jardin, ne sachant s’il pourra en ressortir un jour. Il comprend peu à peu que Babel, pourtant si proche, est hors d’atteinte, et que sa quête est vaine

Note d’intention et projet de mise en scène :

Cette pièce m’a intrigué dès la première lecture. Assez rapidement, ce désir de mise en scène est arrivé, avec la volonté de faire découvrir cette pièce assez peu connue, et surtout de raconter une histoire au public. Cette notion me semble quelques fois oubliée, mais c’est la première fonction de ce projet. Je souhaite emmener le public ailleurs, qu’il oublie la réalité dans laquelle il vit, pour entrer dans cet univers peuplé de figures très marquées.

La langue utilisée est très poétique, et le thème du rêve est récurrent. J’aimerais rendre tout cela très concret, pour que le spectateur sente une impression de réalité, malgré ce décalage onirique.

Dans cette mise en scène, nous utiliserons deux marionnettes, et des masques. Les marionnettes sont dans le texte d’origine. Elles seront fabriquées, ainsi que les masques, par Léa Masson, étudiante en art du spectacle. Nous nous basons sur l’idée de pantin articulé pour les deux (cf. photo). La plupart des personnages de la pièce sont des figures, plutôt que des personnages psychologiques, les masques servent donc cette volonté de montrer des entités.

La pièce se déroule dans deux lieux : la bibliothèque et son jardin. J’ai choisi de mêler les deux, créer une biblio-jardin. Ma scénographie n’est pas encore terminée, mais je sais que s’y mêleront des livres et de la verdure (surtout du lierre). La notion de labyrinthe est très souvent utilisée dans le texte. Dans cette optique, je préfère ne pas signifier de démarcation entre les deux lieux. La scénographie sera plutôt épurée, avec cependant la présence de construction en bois ou métal, type paravents.

La lumière aura une grande place dans ce projet. Ce sera principalement celle-ci qui construira l’espace. Je travaille en collaboration avec Pascale Renard (étudiante au DMA lumière du lycée Pasteur) depuis la naissance du projet. L’univers confiné et poussiéreux de la bibliothèque, ainsi que les détours et pertes de Von Kleist, seront illustrés par un jeu de lumière plutôt sombre, et qui s’assombrira peu à peu, au fur et à mesure de l’avancée des recherches du professeur. Nous aimerions également jouer sur le clair-obscur, qui silhouette les comédiens.

Il y a de nombreux personnages dans cette pièce. Le nombre de comédiens est donc assez conséquent. Cependant, certains joueront plusieurs rôles. Je souhaite que ces changements se fassent à vue : non pas pour créer une distanciation, mais pour justement appuyer ces figures qui peuplent cette bibliothèque dans laquelle le professeur Von Kleist s’immerge. Ce ne sont que des figures, réelles ou sorties de son imagination, la question pourra se poser tout le long du spectacle. Durant toute la pièce, la limite entre la réalité et l’imaginaire est impalpable, et se déplace. Partager avec le public le désarroi que Von Kleist ressent sera un des moteurs de ma démarche.

 

Inspirations :

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Contact

Elfi Forey :
elfi.forey@gmail.com
06 89 45 70 93

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